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valerie1306
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des gifs,fond d'écran,animaux,images scintillantes,fleurs,etc,bonne visite et servez vous
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Date de création :
24.11.2006
Dernière mise à jour :
09.11.2008
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faits divers

5850

Posté le 30.05.2007 par valerie1306
Incendie de l'Innovation: 22 mai 1967


Il y a quarante ans, l'Innovation brûlait…


Lundi 22 mai 1967, 13h10, rue Neuve, en plein centre de Bruxelles. Les trottoirs sont noirs de monde. Au troisième étage de l'Innovation, le self-service est bondé, trois à 4000 clients se promènent dans le magasin. Le feu se déclare dans une réserve du rayon fillettes, le bâtiment brûlé alors comme une torche et fait plus de 300 victimes….

22 mai 2007 15:46
VIDEO
• La commémoration de l'incendie de l'INNO
• L'historique de l'incendie de l'INNO
• Les témoignages des reporters présents

La consigne de la direction de l'innovation est de ne pas affoler la clientèle. Le magasin était dangereux en cas d'incendie, il représentait un véritable piège en cause, un escalier central qui fait office de cheminée. Rien n'était prévu pour la sécurité. Personne ne l'ignorait pas même les pompiers de Bruxelles qui citaient ce magasin comme un exemple à ne pas suivre.

Le 22 mai 1967, à 13H10, le mot feu est prononcé au rez-de-chaussée. C'est la panique. Les sorties sont encombrées. Les fumées s'engouffrent partout vers le grand escalier. Les flammes empruntent les ascenseurs. Le feu se propage à une vitesse foudroyante.

A l'intérieur, les pompiers constatent très vite que de nombreux cadavres jonchent le sol. Les gens hurlent, se piétinent, suffoquent, se perdent dans l'obscurité du magasin. Certains se voyant pris au piège se ruent vers les balcons et sautent. La grande échelle des pompiers ne suffit pas à sauver les désespérés juchés sur les corniches. En quelques heures, les 9000 m2 du bâtiment ne sont plus qu’une énorme fournaise remplie de torches vivantes. Certaines parties du bâtiment s'effondrent. Le bilan est sans appel: 325 morts et disparus , dont 67 employés de ce grand magasin et 80 blessés.

Aujourd'hui, on ne sait toujours pas ce qui est à l'origine de l'incendie. L'enquête a abouti à un non-lieu. Mais depuis cette date, un article a été ajouté au règlement général sur la protection du travail. Cet article impose en effet aux grandes surfaces des systèmes d'arrosage automatique, implantés dans les plafonds.

5582

Posté le 23.05.2007 par valerie1306
Le crash du Concorde à Gonesse dans le Val d'Oise.

Mardi 25 juillet 2000 à Gonesse, 4 riverains, 109 passagers et membres de l'équipage ont péri dans le crash d'un Concorde.

Le Concorde d'Air France, affrété par un tour opérateur allemand, avait décollé pour New York aux alentours de 16 heures 45 avec un moteur gauche en feu.

Juste après avoir pris son envol des pistes de Roissy, l'appareil a tenté une manoeuvre d'urgence en faisant demi-tour vers l'aéroport. C'est à ce moment, deux minutes après son envol, qu'il s'est écrasé sur un hôtel au lieu dit "Patte d'oie de Gonesse".

L'action des Sapeurs-Pompiers du Val d'Oise dont l'intervention a été extrêmement rapide et efficace mais éprouvante, a été menée à bien en coordination avec les Sapeurs-Pompiers de Paris et d'Aéroport de Paris.

Par ailleurs, il faut de la même manière saluer le courage et la lucidité des pilotes du Concorde qui ont tout tenté pour éviter un crash sur les zones urbanisées.

5579

Posté le 23.05.2007 par valerie1306
Julie Lejeune et Mélissa Russo

5578

Posté le 23.05.2007 par valerie1306
L'affaire Marc Dutroux


RÉCIT

Inhumaine, méchante et, finalement, injuste. Quelques qualificatifs définitifs qui accusent la Justice à l'aube de la Marche blanche. Le 20 octobre 1996, quelque 300000 citoyens, répondant à l'appel des parents des victimes de Marc Dutroux, viennent manifester dans les rues de Bruxelles. Pour dire, calmement mais fermement, que la machine policière et judiciaire ne fonctionne plus; que les magistrats doivent descendre de leur tour d'ivoire; qu'il faut que cela change.

Le déclenchement de l'«affaire Dutroux», au coeur de l'été 1996, a provoqué un véritable séisme dont la justice belge ne s'est pas encore remise aujourd'hui. Tout a commencé le 15 août, quand Sabine et Laetitia, disparues respectivement le 28 mai et le 9 août, sont retrouvées dans une cache à Marcinelle. Deux jours plus tôt, un certain Marc Dutroux est arrêté et emmené pour interrogatoire à la BSR de Charleroi. Ce détenu en liberté conditionnelle finit par lâcher aux gendarmes: «Je vais vous donner deux filles». À la joie de découvrir deux enfants vivantes succède très vite l'horreur: le 17 août, les corps de Julie et Mélissa, disparues elles depuis 14 mois, sont déterrés à Sars-la-Buissière, dans un terrain appartenant à Marc Dutroux. Le 3 août, ceux d'An et Eefje, disparues en août 1995, sont retrouvés à Jumet, dans une autre propriété du même Dutroux.

La Belgique, saisie d'effroi, n'en croit ni ses yeux, ni ses oreilles. Elle découvre le terme «dysfonctionnement» en même temps qu'elle articule le nom du prédateur, trait d'union entre tous ces enlèvements. Incrédule, l'opinion publique apprend que Marc Dutroux n'était pas inconnu de la Justice. Au contraire. Il avait été condamné le 26 avril 1989 à 13 ans et 6 mois d'emprisonnement pour viol (d'un enfant de moins de 14 ans et de deux autres mineurs) et séquestration (de 5 jeunes filles), puis libéré sous conditions trois ans plus tard.

Stupéfaction

L'opinion publique apprend avec stupéfaction les détails de l'enquête. Le nom de Dutroux apparaissait déjà dans des rapports confidentiels de la gendarmerie 6 semaines après la disparition de Julie et Mélissa. Dutroux fut même placé sous surveillance en août 1995 pour vérifier des rumeurs persistantes selon lesquelles il aménagerait les caves de ses maisons pour y loger des enfants en attente d'être expédiés vers l'étranger. Des perquisitions menées dans la sinistre maison de Marcinelle en novembre 1995 n'ont abouti à rien...

Dans l'opinion, le malaise enfle: pourquoi la justice a-t-elle si mal travaillé? est-elle incompétente ou, pire, n'a-t-elle, délibérément, pas voulu chercher? Une évidence s'impose, insupportable: si on avait écouté les parents des victimes, si la justice et les polices avaient correctement fait leur travail, on aurait pu retrouver Julie et Mélissa en vie, on aurait pu éviter les enlèvements ultérieurs.

Mais non, la guerre des polices et la mauvaise communication - au minimum - entre parquets ont fait échouer l'enquête. Et l'émotion suscitée dans la population est immense. Spontanément, les citoyens participent au deuil des familles: mots, fleurs, peluches sont déposés nombreux sur les différents lieux du drame. Les obsèques des fillettes de Grâce-Hollogne puis des jeunes filles de Hasselt prennent l'allure de funérailles nationales. Une foule d'anonymes suit les cérémonies sur le trajet des corbillards et sur les écrans de télévision. La population marque ainsi sa solidarité, son chagrin, sa colère aussi.

Celle-ci culminera le 14 octobre 1996, quand la Cour de cassation dessaisit le juge d'instruction Jean-Marc Connerotte. La plus haute instance judiciaire reproche au magistrat chestrolais qui a permis la libération de Sabine et Laetitia d'avoir assisté à un souper-spaghetti en l'honneur des deux jeunes victimes de Marc Dutroux. En apparence, le juge d'instruction a manqué d'impartialité, a jugé la Cour.

C'en est trop

Pour l'opinion publique, déjà révoltée par l'attitude inhumaine de la justice, c'en est trop. Cet arrêt de la Cour de cassation enclenche grèves et manifestations en cascade. Premières cibles: les palais de justice. À Bruxelles, Liège, Charleroi, Namur, Ostende, Hasselt, Louvain et ailleurs, on assiste à des sit-in, à des jets d'oeufs, de tomates et de... spaghettis; à de vigoureux arrosages pour «nettoyer la justice». Dans les usines (Volkswagen à Forest, les Tec de la Louvière...) et les écoles, on débraie.

«Les autorités judiciaires se sont trouvées contraintes, peut-être pour la première fois dans l'histoire, d'accepter un dialogue direct avec la population», observait à l'époque le politologue Jean Vogel («L'affaire Dutroux», éditions Complexe, 1997). Le procureur général de Liège, Anne Thily, a ainsi assuré à un millier d'ouvriers du chantier de reconstruction de la place Saint-Lambert, massés devant le palais de justice, que les coupables dans les dossiers d'enlèvements d'enfants et de pédophilie, quels qu'ils soient et quelle que soit leur position sociale, «feront tous l'objet de poursuites judiciaires, tous sur le même pied d'égalité».

Une commission d'enquête

Partout dans le pays, les petites manifestations se multiplient, en attendant la grande «Marche blanche» du dimanche 20 octobre, qui a connu le succès que l'on sait: affluence et détermination des manifestants assénant calmement leurs critiques en règle des institutions, réclamant explicitement qu'elles fonctionnent enfin correctement.

Dans l'intervalle, le monde politique, singulièrement discret, voire absent de la scène, tente de reprendre les rênes de la situation. Le 17 octobre, la Chambre vote l'institution d'une commission parlementaire d'enquête «sur la manière dont l'enquête, dans ses volets policiers et judiciaires a été menée dans l'affaire Dutroux, Nihoul et consorts».

Le 25 octobre 1996, les parents des enfants disparus et assassinés sont les premiers témoins à être entendus. Ce choix est évidemment délibéré - une manière ostensible de mettre les victimes à la première place dans l'enquête parlementaire. L'image des parents, personnages centraux depuis le début de l'affaire, «remplie d'humanité» (douleur, tristesse, dignité...) contraste singulièrement avec celle donnée par l'appareil judiciaire, isolé dans ses palais: insensible, froide, inhumaine...À la demande des parents et de la RTBF, la commission Dutroux sera retransmise en direct et intégralement (sauf les huis clos) sur les ondes de la chaîne publique.Cela apparaît comme une garantie de transparence, d'authenticité et de vérité, autant d'exigences des marcheurs blancs. La justice est rendue en direct à la télévision.

La commission Dutroux, présidée par Marc Verwilghen, un député VLD inconnu jusque-là, devient le feuilleton préféré des Belges qui suivent, par centaines de milliers, les auditions, révélations et confrontations entre témoins. Au total, pendant près de 6 mois, pas moins de 108 personnes auront défilé devant la barre parlementaire.

Le 14 avril 1997, la Chambre reçoit le rapport de la commission Dutroux - qui sera voté à l'unanimité trois jours plus tard. Une tentative de répondre à la question: «Comment et pourquoi notre système de justice pénale a-t-il pu produire de tels échecs?». Les réponses apportées par les députés-commissaires sont autant de condamnations sans appel. Les polices (gendarmerie, police judiciaire et polices communales) en prennent tout autant pour leur grade.

Tout au long de l'enquête ou de la non-enquête, les victimes ont souvent été infantilisées, dépossédées, déresponsabilisées, tranchent les enquêteurs-commissaires. Les divers échelons et acteurs de l'administration de la justice pénale fonctionnent de manière indépendante; la segmentation, le cloisonnement sont devenus la règle bien plus que l'exception. Sans compter le manque d'échange d'informations entre les parquets qui ont une attitude «passive-réactive»... Circonstance atténuante: le manque de moyens mis (par le politique...) à la disposition de la justice. Dans des proportions effrayantes. Exemple: les fardes des dossiers répressifs ont vu leur épaisseur se réduire d'année en année et se déchirent dès la première manipulation, aussi soigneuse soit-elle. On croit rêver...

Double réforme

Face à ce constat de carence, des réformes d'envergure s'imposent, tant au niveau policier que judiciaire. Mais la commission Dutroux joue les prolongations et s'attarde, dans une seconde phase, à vérifier si d'éventuelles protections ont pu jouer un rôle dans la manière dont l'enquête a été menée dans les dossiers d'enlèvements d'enfants.

Il faudra attendre l'évasion-minute de... Marc Dutroux du palais de Justice de Neufchâteau, en avril 1998, pour qu'un électrochoc se produise. Le monde politique, majorité (PSC, CVP, PS et SP) et opposition (VLD, PRL, Ecolo, Agalev) confondues, se mettent enfin à table pour refonder les systèmes de justice et de police. Les accords «Octopus» sont scellés au printemps 1998. La réforme des polices est aujourd'hui réalisée: gendarmerie, police judiciaire et polices communales ont disparu, laissant la place à un nouveau service intégré à deux niveaux, fédéral et local. Les bonnes intentions pour rénover la justice sont, elles, plus lentes à se concrétiser.

Cela apparaît comme une garantie de transparence, d'authenticité et de vérité, autant d'exigences des marcheurs blancs. La justice est rendue en direct à la télévision.

La commission Dutroux, présidée par Marc Verwilghen, un député VLD inconnu jusque-là, devient le feuilleton préféré des Belges qui suivent, par centaines de milliers, les auditions, révélations et confrontations entre témoins. Au total, pendant près de 6 mois, pas moins de 108 personnes auront défilé devant la barre parlementaire.

Le 14 avril 1997, la Chambre reçoit le rapport de la commission Dutroux - qui sera voté à l'unanimité trois jours plus tard. Une tentative de répondre à la question: «Comment et pourquoi notre système de justice pénale a-t-il pu produire de tels échecs?». Les réponses apportées par les députés-commissaires sont autant de condamnations sans appel. Les polices (gendarmerie, police judiciaire et polices communales) en prennent tout autant pour leur grade.

Tout au long de l'enquête ou de la non-enquête, les victimes ont souvent été infantilisées, dépossédées, déresponsabilisées, tranchent les enquêteurs-commissaires. Les divers échelons et acteurs de l'administration de la justice pénale fonctionnent de manière indépendante; la segmentation, le cloisonnement sont devenus la règle bien plus que l'exception. Sans compter le manque d'échange d'informations entre les parquets qui ont une attitude «passive-réactive»... Circonstance atténuante: le manque de moyens mis (par le politique...) à la disposition de la justice. Dans des proportions effrayantes. Exemple: les fardes des dossiers répressifs ont vu leur épaisseur se réduire d'année en année et se déchirent dès la première manipulation, aussi soigneuse soit-elle. On croit rêver...

Double réforme

Face à ce constat de carence, des réformes d'envergure s'imposent, tant au niveau policier que judiciaire. Mais la commission Dutroux joue les prolongations et s'attarde, dans une seconde phase, à vérifier si d'éventuelles protections ont pu jouer un rôle dans la manière dont l'enquête a été menée dans les dossiers d'enlèvements d'enfants.

Il faudra attendre l'évasion-minute de... Marc Dutroux du palais de Justice de Neufchâteau, en avril 1998, pour qu'un électrochoc se produise. Le monde politique, majorité (PSC, CVP, PS et SP) et opposition (VLD, PRL, Ecolo, Agalev) confondues, se mettent enfin à table pour refonder les systèmes de justice et de police. Les accords «Octopus» sont scellés au printemps 1998. La réforme des polices est aujourd'hui réalisée: gendarmerie, police judiciaire et polices communales ont disparu, laissant la place à un nouveau service intégré à deux niveaux, fédéral et local. Les bonnes intentions pour rénover la justice sont, elles, plus lentes à se concrétiser.

5576

Posté le 23.05.2007 par valerie1306
Un petit hommage à Julie et Mélissa


Vole vole petite aile
Ma douce, mon hirondelle
Va t'en loin, va t'en sereine
Qu'ici rien ne te retienne
Rejoins le ciel et l'éther
Laisse-nous laisse la terre
Quitte manteau de misère
Change d'univers

Vole vole petite sœur
Vole mon ange, ma douleur
Quitte ton corps et nous laisse
Qu'enfin ta souffrance cesse
Va rejoindre l'autre rive
Celle des fleurs et des rires
Celle que tu voulais tant
Ta vie d'enfant

Vole vole mon amour
Puisque le nôtre est trop lourd
Puisque rien ne te soulage
Vole à ton dernier voyage
Lâche tes heures épuisées
Vole, tu l'as pas volé
Deviens souffle, sois colombe
Pour t'envoler

Vole, vole petite flamme
Vole mon ange, mon âme
Quitte ta peau de misère
Va retrouver la lumière

4317

Posté le 13.04.2007 par valerie1306

3650

Posté le 03.04.2007 par valerie1306
11 septembre 2001:WORLD TRADE CENTER

Schéma montrant où les tours ont été touchées.



3649

Posté le 03.04.2007 par valerie1306
11 septembre 2001:WORLD TRADE CENTER



Les attentats du 11 septembre 2001 ( abréviations : 11/9, 11 Septembre ou 11-Septembre et, en anglais, 9/11 ), le plus grand attentat terroriste jamais perpétré dans l'Histoire, frappèrent New York et Washington à l'aide d'avions de ligne détournés, dans la matinée du jour éponyme.

Le terme regroupe une série d'évènements synchronisés qui se déroulèrent dans le nord-est des États-Unis d'Amérique : trois avions commerciaux (sur quatre détournés) furent précipités sur des immeubles représentatifs de la puissance américaine, économique pour les tours jumelles du World Trade Center à Manhattan, New York, et militaire pour le le Pentagone, siège du ministère de la Défense des États-Unis, à Washington. Les "Twin Towers" s'effondrèrent spectaculairement moins de deux heures après les impacts, ainsi qu'une troisième tour proche dite WTC7, le Pentagone fut endommagé.

Les victimes ont été chiffrées à 2 997 morts et disparus présumés morts, plusieurs milliers de personnes blessées et dizaines de milliers d'autres, notamment parmi les sauveteurs, atteintes de maladies induites par l'inhalation de poussières toxiques. Si l'on excepte la sanglante bataille d'Antietam (1862), le 11 septembre 2001 est la journée la plus meurtrière de l'histoire des États-Unis, dont le territoire avait été épargné depuis la fin de la guerre de sécession. Souvent comparé à l'agression japonaise sur Pearl Harbour (7 décembre 1941), l'événement a été plus meurtrier, et a surtout touché des civils, de surcroît à un centre névralgique de l'Amérique.

La thèse du complot terroriste islamiste fut immédiatement présentée par les grands médias et les autorités américaines, puis soutenue par le rapport de la commission chargée d'enquête (Commission Kean). Selon cette thèse, les dix-neuf pirates de l'air qui ont effectué ces attentats-suicides étaient membres d'Al-Qaida. Jamais officiellement revendiqués, ils ont été condamnés par tous les États de la planète, sauf l'Irak baasiste.

Evénement sans précédent comparable, les attentats du 11 septembre ont été vécus presque en temps réel par des centaines de millions de télespectateurs à travers le monde. La surprise et, pour beaucoup, le choc psychologique ont été considérables, notamment en Amérique et en Occident. Ils ont généré de part le monde des effets puissants et persistants, notamment politiques, psychologiques et économiques. Le gouvernement des États-Unis a adopté un comportement sécuritaire. Les étrangers présents sur le sol américain sont soumis à des mesures de surveillance spécifiques. Sur le plan de la politique étrangère, les éléments les plus visibles de la suite donnée par l'administration américaine aux attentats sont le lancement de la guerre contre le terrorisme (dont la guerre d'Afghanistan en 2001), la dénonciation de l' « Axe du Mal » et, bien qu'aucun lien n'ait été officiellement établi entre Bagdad et les auteurs de l'attentat, le lancement de la guerre en Irak en 2003.

3648

Posté le 03.04.2007 par valerie1306
L'AFFAIRE JonBenet RAMSEY

JonBenét Ramsey (6 août 1990 à Atlanta, Géorgie - 25 décembre 1996) est une petite fille américaine découverte assassinée dans la cave de la maison de ses parents à Boulder, Colorado, presque huit heures après que sa disparition eût été signalée.

Agée de 6 ans et 4 mois, la petite fille avait été battue et étranglée et avait peut-être subi des violences sexuelles.

Survenu dans une petite ville tranquille le jour de Noël, ce meurtre a provoqué une vive émotion du fait de ses circonstances et de la personnalité de la victime, une "mini-miss" qui avait remporté plusieurs concours de beauté d'enfants.

Une note demandant rançon de 118 000 USD avaient été retrouvée dans la maison, et les parents ont été un temps soupçonnés, mais jusqu'ici, aucune piste sérieuse ne semble avoir été découverte.

L'affaire revint brièvement à l'avant-plan en 2006, tout d'abord en juin 2006, lorsque la mère de JoanBenét décéda des suites d'un cancer à l'âge de 49 ans, ensuite en août 2006, lorsque John Mark Karr, un enseignant américain de 41 ans, arrêté en Thaïlande, avoue être le meurtrier. Selon ses déclarations, Karr se trouvait seul avec JonBenet au moment de sa mort, mais le décès avait été accidentel. Ses déclarations étaient cependant peu précises, [1], et il semblait difficile de corroborer ses dires. Ces doutes furent confirmés lorsqu'on compara son ADN avec celui des traces prélevées dans le sous-sol de la maison familiale des Ramsey, où le corps de la victime avait été découvert, suite à quoi toute charge contre lui fut abandonnée.

3647

Posté le 03.04.2007 par valerie1306
L'AFFAIRE RANUCCI

Marie-Dolorès, 8 ans est enlevée devant chez elle, le 3 juin 1974 à Marseille, alors qu'elle joue avec son petit frère Jean. Un homme ayant abordé les deux enfants en leur faisant croire qu'il cherchait son chien perdu parvient à faire monter la petite fille à bord de son véhicule, identifié comme étant une Simca 1100 par un garagiste témoin de la scène.

Quelques heures plus tard, Christian Ranucci est impliqué dans un accident de la circulation à bord de sa Peugeot 304 coupé, aux alentours de Marseille, accident à la suite duquel il prend la fuite. Les époux Aubert arrivent sur les lieux et le poursuivent pour relever le numéro d'immatriculation de la 304 coupé, ils diront avoir aperçu un personnage descendre de la voiture, non loin d'une champignonnière, chargé d'un « paquet assez volumineux » selon leurs premières déclarations notées au téléphone par les services de gendarmerie. Leurs premières déclarations concernaient un simple délit de fuite d'un chauffard qui n'avait causé qu'un accident matériel.

Un rapprochement est ensuite fait entre l'homme et l'affaire de la petite disparue. Plusieurs battues de gendarmerie seront effectuées avant de retrouver le corps de la fillette à proximité (contredite par les dépositions signées des époux Aubert) de l'endroit où les Aubert ont vu la voiture de Ranucci arrêtée. Christian Ranucci reconnaitra les lieux au cours de la reconstitution.

Un pull-over rouge sera retrouvé dans la gallerie d'une champignonnière, où Ranucci s'était caché pendant plusieurs heures, lors d'une fouille par les gendarmes. Or, un homme avec un pull-over rouge aurait eu des gestes obscènes envers une petite fille quelques jours plus tôt, cet homme n'a pas été reconnu comme étant Christian Ranucci et n'a jamais été identifié.

Le 5 juin, Christian Ranucci est interpellé à son domicile et placé en garde à vue, il passera aux aveux 17 heures plus tard. Il sera, ensuite, immédiatement déféré devant la juge d'instruction à qui il réitérera ses aveux à l'occasion de sa première comparution. Il désignera l'endroit exact où est dissimulé son couteau (qui n'a pas été reconnu comme arme du crime). Pourtant ce couteau ne sera retrouvé, par les gendarmes utilisant un détecteur à métaux, qu'après 1h55 de recherches, dans un immense tas de fumier.

Quelques éléments, qualifiés de troublants par les défenseurs de Ranucci, apparaissent cependant dans l'affaire :

le frère de la victime (âgé de 6 ans) ne le reconnaît pas comme étant « l'homme au chien perdu », le garagiste non plus, tout comme sa voiture qui ne correspond pas au modèle décrit précédemment mais qui lui ressemble fortement (la Simca 1100 décrite par le garagiste), et le frère ne reconnaît pas la Peugeot 304 coupé appartenant à Christian Ranucci comme étant la voiture avec laquelle est arrivé l'homme qui a enlevé sa sœur, mais il dit avoir vu une Simca Chrysler ;
le pull, trop grand pour Ranucci, ne semble pas lui appartenir, de plus sa mère a indiqué aux policiers que Christian détestait le rouge, chose contreversée car certes car après la fouille du domicile de Christian Ranucci, aucun vêtement de couleur rouge ne fut retrouvé, mais les sièges de sa Peugeot étaient rouges vifs ;
les époux Aubert n'ont eu cesse de modifier leur témoignage. Selon ces témoignages, il serait au départ question d'un homme prenant la fuite avec « paquet assez volumineux » jusqu'à ce que ce «paquet assez volumineux » ne se transforme en enfant parlant d'une « voix fluette » ; Les époux Aubert affirment avoir toujours parler d'un enfant ;
Gilles Perrault, dans son livre Le Pull-over rouge, conteste la découverte du couteau : « Les recherches vont durer une heure cinquante-cinq. Presque deux heures pour découvrir le couteau dans un tas de fumier avec une « poêle à frire » exactement réglée […] Ce qui demeure certain, quant au couteau, ce sont les extravagantes conditions dans lesquelles on l’a découvert, les deux heures passées à retrouver un objet dont on prétend savoir qu’il est enfoui dans un tas de fumier de quelques mètres carrés… » « Détail tout à fait surprenant : le 6 juin à cinq heures et demie de l’après-midi, c’est-à-dire à l’heure exacte où commencent les recherches, l’inspecteur Porte mentionne par procès-verbal la réception d’un « couteau à cran d’arrêt de marque Virginia-Inox, à ouverture automatique, manche nacre » saisi par la brigade de gendarmerie de Gréasque le 5 juin, c’est-à-dire la veille ! »
-Le tas de fumier est en fait immense, de plus il est truffé d'objets métaliques en tout genre (boites de conserves ...).

-Christian Ranucci localisera au cours de la reconstitution l'endroit précis où se trouvait le couteau ensanglanté et persistera tout au long de l'instruction à déclarer en être le propriétaire. Il ne présentera aucun alibi au moment des faits.

-Par la suite, alors que le suspect est en prison, une femme témoigne du fait que ses enfants ont été abordés dans la rue par un homme prétendant chercher un chien et correspondant physiquement à l'individu reconnu par le frère de la victime. Mais ce témoignage sera mis en cause lors du procès car le seul procès-verbal qui en existe est postérieur à une rencontre entre ce témoin et la mère de Ranucci.

Le 9 mars 1976, s'ouvre le procès de Ranucci à la cour d'assises d'Aix-en-Provence. Celui-ci est très médiatisé et engendre une polémique importante : une frange non négligeable de l'opinion publique, troublée par le récent assassinat du petit Philippe Bertrand par Patrick Henry et son arrestation le 17 février de la même année, réclame la mise à mort de Christian Ranucci.

En raison notamment de ses déclarations embrouillées, notamment celles sur son couteau, de son pantalon taché de sang, de l'existence d'un mobile psychologique et de son comportement agressif et aberrant à l'audience, il sera déclaré coupable et condamné à la peine capitale.

Le 17 juillet 1976, la cour de cassation rejette le pourvoi en cassation formé par les avocats du condamné.

Le 27 juillet 1976, le président de la République Valéry Giscard d'Estaing refuse sa grâce.

Le 28 juillet 1976. Christian Ranucci est guillotiné. Ses dernières paroles destinées à ses avocats auraient été : « Réhabilitez-moi. ». Aucun autre témoin de l'éxécution ne les a entendu, il était blème et n'aurait plus dit un mot après son "négatif" à l'intention de l'aumonier, selon tous les autres témoins.

Christian Ranucci était-il vraiment coupable ? Trente ans après, malgré ou à cause du plaidoyer en sa faveur de Gilles Perrault, certaines personnes doutent toujours de sa culpabilité, d'autres en restent convaincues. Son dossier a abouti à une profonde remise en cause de la peine de mort en France

Dans son discours plaidant pour l'abolition de la peine de mort du 17 septembre 1981, le Garde des Sceaux Robert Badinter mentionne Christian Ranucci en ces termes : « Christian Ranucci : je n’aurais garde d’insister, il y a trop d’interrogations qui se lèvent à son sujet, et ces seules interrogations suffisent pour toute conscience éprise de justice, à condamner la peine de mort. »



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