faits divers
Publié le 16/12/2008 à 12:00 par valerie1306
L'attentat de Lockerbie en Ecosse
Déroulement de l'histoire
Le 21 décembre 1988 à 18h30 l'avion (le vol 103 de la Pan Am) décolle de l'Aéroport de Londres Heathrow. À 19h02, l'avion commence à se désintégrer au-dessus de la ville de Lockerbie en Écosse. Une partie de l'avion, comprenant un gros morceau du fuselage, une aile et deux réacteurs, s'écrase sur plusieurs maisons et tue onze habitants de Lockerbie. Les cadavres des 259 victimes de l'explosion encombrent tellement la morgue que le gymnase de la ville est réquisitionné par la police.
On retrouve des vêtements dans le troisième réacteur de l'avion, l'explosion n'est plus accidentelle. Le médecin légiste remarque qu'aucune victime n'a de débris dans le corps, donc la bombe est bien cachée. Après analyse on retrouve des traces de produits ayant servi à la création d'une bombe.
L'enquête mène en premier lieu vers un homme à Helsinki qui a menacé de faire exploser le vol de la Pan Am, il s'avère que c'est une blague douteuse. Un autre homme est disculpé pour avoir raté l'avion mais dont les bagages ont continué le voyage.
Le groupe terroriste pro Palestine "FPLP-CG" est au début soupçonné d'être le commanditaire de l'attentat par la CIA. Les allemands suite à l'opération "Feuilles d'automne", arrêtent 17 suspects avec des détonateurs qui se déclenchent en altimètre et du plastic. Mais deux membres du groupe s'échappent de l'Allemagne avec une bombe.
Trois mois après enquête, 90% des débris de l'avion étaient retrouvés. Les enquêteurs concluent que la décompression est due à une explosion violente et que le 747 s'est écrasé à 700 ou 800 km/h. Un conteneur de bagages semble avoir été endommagé par une explosion, un agent du FBI est formel, la bombe était dans ce conteneur 4041, lui même dans une valise qui provenait de Malte. Les indices montrent qu'un pantalon acheté dans un magasin à Malte est retrouvé dans l'avion. Un homme avait aussi acheté dans ce magasin des vêtements et un parapluie.
Après identification des détonateurs, le "FPLP-CG" est disculpé pour cet attentat. Le "MEBO" (marque suisse) est un des 20 minuteurs vendu à la Libye. Les enquêteurs font le rapprochement entre l'attentat de Lockerbie et l'attaque sur Tripoli qu'avait lancée le Président Ronald Reagan, qui avait tué la fille adoptive de Mouammar Kadhafi.
Suite à 10 ans de boycottage par l'ONU, Kadhafi renvoie deux Libyens accusés (Abdelbaset Ali Mohmed Al Megrahi & Al Amin Khalifa Fhimah) aux Pays Bas pour un procès devant trois juges écossais, qui a eu lieu entre mai 2000 et janvier 2001.[1]
Les commanditaires [modifier]
Les soupçons de la communauté internationale se sont initialement portés sur la Syrie, l'Iran, ainsi que des groupes dissidents palestiniens. Pourtant, petit à petit, la Libye de Mouammar Kadhafi se retrouve accusée de l'attentat et se voit sommée de livrer deux de ses ressortissants, contre lesquels un mandat d'arrêt international est délivré en 1991 : ils sont accusés d'avoir envoyé une mallette contenant une bombe de Malte à Francfort, puis à Londres (Heathrow) où la mallette aurait ensuite été placée sur le vol Pan Am 103.
Cependant, il existe encore de sérieux doutes sur l'implication réelle de la Libye dans cet attentat et ces accusations n'ont pas mis fin aux rumeurs d'implication syrienne, iranienne, palestinienne et même celle de l'Afrique du Sud.[2] D'autant plus que sur les 2 accusés, 1 a été acquitté et la validité des 2 témoins ayant mis en accusation le second Libyen est remise en cause (le premier témoin s'est retracté, le second est accusé d'avoir touché une enveloppe de la part des enquêteurs).
La communauté internationale condamne la Libye [modifier]
Malgré ces doutes, les États-Unis et la Grande Bretagne ont obtenu gain de cause au Conseil de sécurité des Nations unies qui, le 21 janvier 1992, exige que la Libye extrade les deux suspects vers les États-Unis ou la Grande Bretagne. Le Conseil de sécurité exige également que la Libye coopère avec la France dans l'enquête sur un autre attentat, contre un avion de la compagnie française UTA au dessus du Niger, qui avait provoqué la mort de 170 passagers et membres d'équipage, et pour lequel un juge français suspecte quatre libyens d'avoir posé une bombe à bord de l'appareil.
Suite au refus libyen d'extrader ses ressortissants, le Conseil de sécurité adopta la Résolution 748 (1992) le 31 mars 1992 prévoyant la suspension du trafic aérien vers et à partir de la Libye ainsi que l'interdiction de toute vente d'armes à ce pays. Des sanctions supplémentaires sont ajoutées dans la Résolution 883 (1993) qui est adoptée le 11 novembre 1993 : les avoirs libyens à l'étranger devraient être gelés (à l'exception des revenus pétroliers) et l'exportation vers ce pays de matériaux destinés à l'industrie pétrolière et gazière seraient interdits. De plus, les bureaux à l'étranger de la compagnie aérienne libyenne devraient également être fermés et l'aide à l'aviation civile libyenne (vente de pièces détachées, formation de pilotes, etc.) interrompue.
Ainsi, le Conseil de sécurité de l'ONU s'aligne sur le régime de sanctions déjà prévu par les États-Unis. Qui, par la suite, vont plus loin en adoptant une loi de sanction à l'encontre de l'Iran et la Libye, qui prévoit des mesures contre toute instance qui coopère avec ces deux pays (alors que les investissements étrangers dans l'industrie pétrolière et gazière de l'Iran et de la Libye se chiffrent à 40 millions de dollars par an).
La Libye coopère avec la communauté internationale [modifier]
En 1998, soutenu par Nelson Mandela – alors président de l'Afrique du Sud – la Libye et la communauté internationale trouvent un accord concernant le jugement des deux accusés libyens. Le procès a finalement lieu aux Pays-Bas à Camp Zeist une ancienne base militaire américano-néerlandaise, sous la direction de juges écossais et selon la législation de ce pays.
En 1999, dès la livraison des deux suspects libyens, les sanctions imposées par le Conseil de sécurité des Nations unies sont suspendues.
Le 31 janvier 2001, un jury de trois juges écossais déclare coupable un des inculpés, M. Abdel Basset Ali Megrahi, et le condamna à la prison à vie. L'autre inculpé, M. Lamen Khalifa Fhimah, fut acquitté et rentre le jour suivant en Libye.
En août 2003, la Libye reconnaît officiellement sa responsabilité dans l'attentat de Lockerbie et ensuite a payé 10 millions de dollars de compensation à chacune des 270 familles des victimes soit un total de 2,7 milliards de dollars. Dès le mois de septembre, les sanctions de l'ONU à son égard sont définitivement levées.
Les doutes [modifier]
En août 2005, un ancien haut responsable de la police écossaise désirant rester anonyme, ayant participé à l'enquête, affirme que la CIA aurait «écrit le scénario» accusant la Libye. Il affirme que la pièce à conviction décisive, un fragment de circuit intégré du détonateur, a été «fabriqué» et «déposé» par des agents de la CIA qui enquêtaient sur la tragédie [3].
Un nouveau coup de théâtre vient conforter cette hypothèse deux ans plus tard (juillet 2007), quand l'ingénieur suisse en électronique, Ulrich Lumpert, reconnaît avoir fourni à la police écossaise le fragment de « retardateur », présenté comme trouvé sur les lieux du crash par la justice écossaise. Lumpert, qui travaillait pour la société fabriquant ce composant, avait également expertisé cette pièce à conviction lors du procès. Il a attendu que le délai de prescription soit passé pour minimiser les risques encourus pour faux témoignage [4].
En octobre 2007, on apprend que le commerçant Maltais Tony Gauci, principal témoin à charge, se serait vu offrir une enveloppe de 2 millions de dollars, à la demande des inspecteurs chargés de l'enquête, en échange du faux témoignage ayant permis la condamnation à perpétuité d'Abdel Basset al-Megrahi[5]. Une révision du jugement a été accordée à Abdel Basset al-Megrahi par la commission écossaise des révisions. Puis, l'ancien diplomate britannique Patrick Haseldine lance un appel auprès du premier ministre, Gordon Brown, pour une Enquête ONU sur le décès de Bernt Carlsson dans l'Attentat de Lockerbie
Publié le 30/05/2007 à 12:00 par valerie1306
Incendie de l'Innovation: 22 mai 1967
Il y a quarante ans, l'Innovation brûlait…
Lundi 22 mai 1967, 13h10, rue Neuve, en plein centre de Bruxelles. Les trottoirs sont noirs de monde. Au troisième étage de l'Innovation, le self-service est bondé, trois à 4000 clients se promènent dans le magasin. Le feu se déclare dans une réserve du rayon fillettes, le bâtiment brûlé alors comme une torche et fait plus de 300 victimes….
22 mai 2007 15:46
VIDEO
• La commémoration de l'incendie de l'INNO
• L'historique de l'incendie de l'INNO
• Les témoignages des reporters présents
La consigne de la direction de l'innovation est de ne pas affoler la clientèle. Le magasin était dangereux en cas d'incendie, il représentait un véritable piège en cause, un escalier central qui fait office de cheminée. Rien n'était prévu pour la sécurité. Personne ne l'ignorait pas même les pompiers de Bruxelles qui citaient ce magasin comme un exemple à ne pas suivre.
Le 22 mai 1967, à 13H10, le mot feu est prononcé au rez-de-chaussée. C'est la panique. Les sorties sont encombrées. Les fumées s'engouffrent partout vers le grand escalier. Les flammes empruntent les ascenseurs. Le feu se propage à une vitesse foudroyante.
A l'intérieur, les pompiers constatent très vite que de nombreux cadavres jonchent le sol. Les gens hurlent, se piétinent, suffoquent, se perdent dans l'obscurité du magasin. Certains se voyant pris au piège se ruent vers les balcons et sautent. La grande échelle des pompiers ne suffit pas à sauver les désespérés juchés sur les corniches. En quelques heures, les 9000 m2 du bâtiment ne sont plus qu’une énorme fournaise remplie de torches vivantes. Certaines parties du bâtiment s'effondrent. Le bilan est sans appel: 325 morts et disparus , dont 67 employés de ce grand magasin et 80 blessés.
Aujourd'hui, on ne sait toujours pas ce qui est à l'origine de l'incendie. L'enquête a abouti à un non-lieu. Mais depuis cette date, un article a été ajouté au règlement général sur la protection du travail. Cet article impose en effet aux grandes surfaces des systèmes d'arrosage automatique, implantés dans les plafonds.
Publié le 23/05/2007 à 12:00 par valerie1306
Le crash du Concorde à Gonesse dans le Val d'Oise.
Mardi 25 juillet 2000 à Gonesse, 4 riverains, 109 passagers et membres de l'équipage ont péri dans le crash d'un Concorde.
Le Concorde d'Air France, affrété par un tour opérateur allemand, avait décollé pour New York aux alentours de 16 heures 45 avec un moteur gauche en feu.
Juste après avoir pris son envol des pistes de Roissy, l'appareil a tenté une manoeuvre d'urgence en faisant demi-tour vers l'aéroport. C'est à ce moment, deux minutes après son envol, qu'il s'est écrasé sur un hôtel au lieu dit "Patte d'oie de Gonesse".
L'action des Sapeurs-Pompiers du Val d'Oise dont l'intervention a été extrêmement rapide et efficace mais éprouvante, a été menée à bien en coordination avec les Sapeurs-Pompiers de Paris et d'Aéroport de Paris.
Par ailleurs, il faut de la même manière saluer le courage et la lucidité des pilotes du Concorde qui ont tout tenté pour éviter un crash sur les zones urbanisées.
Publié le 23/05/2007 à 12:00 par valerie1306
Julie Lejeune et Mélissa Russo
Publié le 23/05/2007 à 12:00 par valerie1306
L'affaire Marc Dutroux
RÉCIT
Inhumaine, méchante et, finalement, injuste. Quelques qualificatifs définitifs qui accusent la Justice à l'aube de la Marche blanche. Le 20 octobre 1996, quelque 300000 citoyens, répondant à l'appel des parents des victimes de Marc Dutroux, viennent manifester dans les rues de Bruxelles. Pour dire, calmement mais fermement, que la machine policière et judiciaire ne fonctionne plus; que les magistrats doivent descendre de leur tour d'ivoire; qu'il faut que cela change.
Le déclenchement de l'«affaire Dutroux», au coeur de l'été 1996, a provoqué un véritable séisme dont la justice belge ne s'est pas encore remise aujourd'hui. Tout a commencé le 15 août, quand Sabine et Laetitia, disparues respectivement le 28 mai et le 9 août, sont retrouvées dans une cache à Marcinelle. Deux jours plus tôt, un certain Marc Dutroux est arrêté et emmené pour interrogatoire à la BSR de Charleroi. Ce détenu en liberté conditionnelle finit par lâcher aux gendarmes: «Je vais vous donner deux filles». À la joie de découvrir deux enfants vivantes succède très vite l'horreur: le 17 août, les corps de Julie et Mélissa, disparues elles depuis 14 mois, sont déterrés à Sars-la-Buissière, dans un terrain appartenant à Marc Dutroux. Le 3 août, ceux d'An et Eefje, disparues en août 1995, sont retrouvés à Jumet, dans une autre propriété du même Dutroux.
La Belgique, saisie d'effroi, n'en croit ni ses yeux, ni ses oreilles. Elle découvre le terme «dysfonctionnement» en même temps qu'elle articule le nom du prédateur, trait d'union entre tous ces enlèvements. Incrédule, l'opinion publique apprend que Marc Dutroux n'était pas inconnu de la Justice. Au contraire. Il avait été condamné le 26 avril 1989 à 13 ans et 6 mois d'emprisonnement pour viol (d'un enfant de moins de 14 ans et de deux autres mineurs) et séquestration (de 5 jeunes filles), puis libéré sous conditions trois ans plus tard.
Stupéfaction
L'opinion publique apprend avec stupéfaction les détails de l'enquête. Le nom de Dutroux apparaissait déjà dans des rapports confidentiels de la gendarmerie 6 semaines après la disparition de Julie et Mélissa. Dutroux fut même placé sous surveillance en août 1995 pour vérifier des rumeurs persistantes selon lesquelles il aménagerait les caves de ses maisons pour y loger des enfants en attente d'être expédiés vers l'étranger. Des perquisitions menées dans la sinistre maison de Marcinelle en novembre 1995 n'ont abouti à rien...
Dans l'opinion, le malaise enfle: pourquoi la justice a-t-elle si mal travaillé? est-elle incompétente ou, pire, n'a-t-elle, délibérément, pas voulu chercher? Une évidence s'impose, insupportable: si on avait écouté les parents des victimes, si la justice et les polices avaient correctement fait leur travail, on aurait pu retrouver Julie et Mélissa en vie, on aurait pu éviter les enlèvements ultérieurs.
Mais non, la guerre des polices et la mauvaise communication - au minimum - entre parquets ont fait échouer l'enquête. Et l'émotion suscitée dans la population est immense. Spontanément, les citoyens participent au deuil des familles: mots, fleurs, peluches sont déposés nombreux sur les différents lieux du drame. Les obsèques des fillettes de Grâce-Hollogne puis des jeunes filles de Hasselt prennent l'allure de funérailles nationales. Une foule d'anonymes suit les cérémonies sur le trajet des corbillards et sur les écrans de télévision. La population marque ainsi sa solidarité, son chagrin, sa colère aussi.
Celle-ci culminera le 14 octobre 1996, quand la Cour de cassation dessaisit le juge d'instruction Jean-Marc Connerotte. La plus haute instance judiciaire reproche au magistrat chestrolais qui a permis la libération de Sabine et Laetitia d'avoir assisté à un souper-spaghetti en l'honneur des deux jeunes victimes de Marc Dutroux. En apparence, le juge d'instruction a manqué d'impartialité, a jugé la Cour.
C'en est trop
Pour l'opinion publique, déjà révoltée par l'attitude inhumaine de la justice, c'en est trop. Cet arrêt de la Cour de cassation enclenche grèves et manifestations en cascade. Premières cibles: les palais de justice. À Bruxelles, Liège, Charleroi, Namur, Ostende, Hasselt, Louvain et ailleurs, on assiste à des sit-in, à des jets d'oeufs, de tomates et de... spaghettis; à de vigoureux arrosages pour «nettoyer la justice». Dans les usines (Volkswagen à Forest, les Tec de la Louvière...) et les écoles, on débraie.
«Les autorités judiciaires se sont trouvées contraintes, peut-être pour la première fois dans l'histoire, d'accepter un dialogue direct avec la population», observait à l'époque le politologue Jean Vogel («L'affaire Dutroux», éditions Complexe, 1997). Le procureur général de Liège, Anne Thily, a ainsi assuré à un millier d'ouvriers du chantier de reconstruction de la place Saint-Lambert, massés devant le palais de justice, que les coupables dans les dossiers d'enlèvements d'enfants et de pédophilie, quels qu'ils soient et quelle que soit leur position sociale, «feront tous l'objet de poursuites judiciaires, tous sur le même pied d'égalité».
Une commission d'enquête
Partout dans le pays, les petites manifestations se multiplient, en attendant la grande «Marche blanche» du dimanche 20 octobre, qui a connu le succès que l'on sait: affluence et détermination des manifestants assénant calmement leurs critiques en règle des institutions, réclamant explicitement qu'elles fonctionnent enfin correctement.
Dans l'intervalle, le monde politique, singulièrement discret, voire absent de la scène, tente de reprendre les rênes de la situation. Le 17 octobre, la Chambre vote l'institution d'une commission parlementaire d'enquête «sur la manière dont l'enquête, dans ses volets policiers et judiciaires a été menée dans l'affaire Dutroux, Nihoul et consorts».
Le 25 octobre 1996, les parents des enfants disparus et assassinés sont les premiers témoins à être entendus. Ce choix est évidemment délibéré - une manière ostensible de mettre les victimes à la première place dans l'enquête parlementaire. L'image des parents, personnages centraux depuis le début de l'affaire, «remplie d'humanité» (douleur, tristesse, dignité...) contraste singulièrement avec celle donnée par l'appareil judiciaire, isolé dans ses palais: insensible, froide, inhumaine...À la demande des parents et de la RTBF, la commission Dutroux sera retransmise en direct et intégralement (sauf les huis clos) sur les ondes de la chaîne publique.Cela apparaît comme une garantie de transparence, d'authenticité et de vérité, autant d'exigences des marcheurs blancs. La justice est rendue en direct à la télévision.
La commission Dutroux, présidée par Marc Verwilghen, un député VLD inconnu jusque-là, devient le feuilleton préféré des Belges qui suivent, par centaines de milliers, les auditions, révélations et confrontations entre témoins. Au total, pendant près de 6 mois, pas moins de 108 personnes auront défilé devant la barre parlementaire.
Le 14 avril 1997, la Chambre reçoit le rapport de la commission Dutroux - qui sera voté à l'unanimité trois jours plus tard. Une tentative de répondre à la question: «Comment et pourquoi notre système de justice pénale a-t-il pu produire de tels échecs?». Les réponses apportées par les députés-commissaires sont autant de condamnations sans appel. Les polices (gendarmerie, police judiciaire et polices communales) en prennent tout autant pour leur grade.
Tout au long de l'enquête ou de la non-enquête, les victimes ont souvent été infantilisées, dépossédées, déresponsabilisées, tranchent les enquêteurs-commissaires. Les divers échelons et acteurs de l'administration de la justice pénale fonctionnent de manière indépendante; la segmentation, le cloisonnement sont devenus la règle bien plus que l'exception. Sans compter le manque d'échange d'informations entre les parquets qui ont une attitude «passive-réactive»... Circonstance atténuante: le manque de moyens mis (par le politique...) à la disposition de la justice. Dans des proportions effrayantes. Exemple: les fardes des dossiers répressifs ont vu leur épaisseur se réduire d'année en année et se déchirent dès la première manipulation, aussi soigneuse soit-elle. On croit rêver...
Double réforme
Face à ce constat de carence, des réformes d'envergure s'imposent, tant au niveau policier que judiciaire. Mais la commission Dutroux joue les prolongations et s'attarde, dans une seconde phase, à vérifier si d'éventuelles protections ont pu jouer un rôle dans la manière dont l'enquête a été menée dans les dossiers d'enlèvements d'enfants.
Il faudra attendre l'évasion-minute de... Marc Dutroux du palais de Justice de Neufchâteau, en avril 1998, pour qu'un électrochoc se produise. Le monde politique, majorité (PSC, CVP, PS et SP) et opposition (VLD, PRL, Ecolo, Agalev) confondues, se mettent enfin à table pour refonder les systèmes de justice et de police. Les accords «Octopus» sont scellés au printemps 1998. La réforme des polices est aujourd'hui réalisée: gendarmerie, police judiciaire et polices communales ont disparu, laissant la place à un nouveau service intégré à deux niveaux, fédéral et local. Les bonnes intentions pour rénover la justice sont, elles, plus lentes à se concrétiser.
Cela apparaît comme une garantie de transparence, d'authenticité et de vérité, autant d'exigences des marcheurs blancs. La justice est rendue en direct à la télévision.
La commission Dutroux, présidée par Marc Verwilghen, un député VLD inconnu jusque-là, devient le feuilleton préféré des Belges qui suivent, par centaines de milliers, les auditions, révélations et confrontations entre témoins. Au total, pendant près de 6 mois, pas moins de 108 personnes auront défilé devant la barre parlementaire.
Le 14 avril 1997, la Chambre reçoit le rapport de la commission Dutroux - qui sera voté à l'unanimité trois jours plus tard. Une tentative de répondre à la question: «Comment et pourquoi notre système de justice pénale a-t-il pu produire de tels échecs?». Les réponses apportées par les députés-commissaires sont autant de condamnations sans appel. Les polices (gendarmerie, police judiciaire et polices communales) en prennent tout autant pour leur grade.
Tout au long de l'enquête ou de la non-enquête, les victimes ont souvent été infantilisées, dépossédées, déresponsabilisées, tranchent les enquêteurs-commissaires. Les divers échelons et acteurs de l'administration de la justice pénale fonctionnent de manière indépendante; la segmentation, le cloisonnement sont devenus la règle bien plus que l'exception. Sans compter le manque d'échange d'informations entre les parquets qui ont une attitude «passive-réactive»... Circonstance atténuante: le manque de moyens mis (par le politique...) à la disposition de la justice. Dans des proportions effrayantes. Exemple: les fardes des dossiers répressifs ont vu leur épaisseur se réduire d'année en année et se déchirent dès la première manipulation, aussi soigneuse soit-elle. On croit rêver...
Double réforme
Face à ce constat de carence, des réformes d'envergure s'imposent, tant au niveau policier que judiciaire. Mais la commission Dutroux joue les prolongations et s'attarde, dans une seconde phase, à vérifier si d'éventuelles protections ont pu jouer un rôle dans la manière dont l'enquête a été menée dans les dossiers d'enlèvements d'enfants.
Il faudra attendre l'évasion-minute de... Marc Dutroux du palais de Justice de Neufchâteau, en avril 1998, pour qu'un électrochoc se produise. Le monde politique, majorité (PSC, CVP, PS et SP) et opposition (VLD, PRL, Ecolo, Agalev) confondues, se mettent enfin à table pour refonder les systèmes de justice et de police. Les accords «Octopus» sont scellés au printemps 1998. La réforme des polices est aujourd'hui réalisée: gendarmerie, police judiciaire et polices communales ont disparu, laissant la place à un nouveau service intégré à deux niveaux, fédéral et local. Les bonnes intentions pour rénover la justice sont, elles, plus lentes à se concrétiser.
Publié le 23/05/2007 à 12:00 par valerie1306
Un petit hommage à Julie et Mélissa
Vole vole petite aile
Ma douce, mon hirondelle
Va t'en loin, va t'en sereine
Qu'ici rien ne te retienne
Rejoins le ciel et l'éther
Laisse-nous laisse la terre
Quitte manteau de misère
Change d'univers
Vole vole petite sœur
Vole mon ange, ma douleur
Quitte ton corps et nous laisse
Qu'enfin ta souffrance cesse
Va rejoindre l'autre rive
Celle des fleurs et des rires
Celle que tu voulais tant
Ta vie d'enfant
Vole vole mon amour
Puisque le nôtre est trop lourd
Puisque rien ne te soulage
Vole à ton dernier voyage
Lâche tes heures épuisées
Vole, tu l'as pas volé
Deviens souffle, sois colombe
Pour t'envoler
Vole, vole petite flamme
Vole mon ange, mon âme
Quitte ta peau de misère
Va retrouver la lumière
Publié le 13/04/2007 à 12:00 par valerie1306
Publié le 03/04/2007 à 12:00 par valerie1306
11 septembre 2001:WORLD TRADE CENTER
Schéma montrant où les tours ont été touchées.
Publié le 03/04/2007 à 12:00 par valerie1306
11 septembre 2001:WORLD TRADE CENTER
Les attentats du 11 septembre 2001 ( abréviations : 11/9, 11 Septembre ou 11-Septembre et, en anglais, 9/11 ), le plus grand attentat terroriste jamais perpétré dans l'Histoire, frappèrent New York et Washington à l'aide d'avions de ligne détournés, dans la matinée du jour éponyme.
Le terme regroupe une série d'évènements synchronisés qui se déroulèrent dans le nord-est des États-Unis d'Amérique : trois avions commerciaux (sur quatre détournés) furent précipités sur des immeubles représentatifs de la puissance américaine, économique pour les tours jumelles du World Trade Center à Manhattan, New York, et militaire pour le le Pentagone, siège du ministère de la Défense des États-Unis, à Washington. Les "Twin Towers" s'effondrèrent spectaculairement moins de deux heures après les impacts, ainsi qu'une troisième tour proche dite WTC7, le Pentagone fut endommagé.
Les victimes ont été chiffrées à 2 997 morts et disparus présumés morts, plusieurs milliers de personnes blessées et dizaines de milliers d'autres, notamment parmi les sauveteurs, atteintes de maladies induites par l'inhalation de poussières toxiques. Si l'on excepte la sanglante bataille d'Antietam (1862), le 11 septembre 2001 est la journée la plus meurtrière de l'histoire des États-Unis, dont le territoire avait été épargné depuis la fin de la guerre de sécession. Souvent comparé à l'agression japonaise sur Pearl Harbour (7 décembre 1941), l'événement a été plus meurtrier, et a surtout touché des civils, de surcroît à un centre névralgique de l'Amérique.
La thèse du complot terroriste islamiste fut immédiatement présentée par les grands médias et les autorités américaines, puis soutenue par le rapport de la commission chargée d'enquête (Commission Kean). Selon cette thèse, les dix-neuf pirates de l'air qui ont effectué ces attentats-suicides étaient membres d'Al-Qaida. Jamais officiellement revendiqués, ils ont été condamnés par tous les États de la planète, sauf l'Irak baasiste.
Evénement sans précédent comparable, les attentats du 11 septembre ont été vécus presque en temps réel par des centaines de millions de télespectateurs à travers le monde. La surprise et, pour beaucoup, le choc psychologique ont été considérables, notamment en Amérique et en Occident. Ils ont généré de part le monde des effets puissants et persistants, notamment politiques, psychologiques et économiques. Le gouvernement des États-Unis a adopté un comportement sécuritaire. Les étrangers présents sur le sol américain sont soumis à des mesures de surveillance spécifiques. Sur le plan de la politique étrangère, les éléments les plus visibles de la suite donnée par l'administration américaine aux attentats sont le lancement de la guerre contre le terrorisme (dont la guerre d'Afghanistan en 2001), la dénonciation de l' « Axe du Mal » et, bien qu'aucun lien n'ait été officiellement établi entre Bagdad et les auteurs de l'attentat, le lancement de la guerre en Irak en 2003.
Publié le 03/04/2007 à 12:00 par valerie1306
L'AFFAIRE JonBenet RAMSEY
JonBenét Ramsey (6 août 1990 à Atlanta, Géorgie - 25 décembre 1996) est une petite fille américaine découverte assassinée dans la cave de la maison de ses parents à Boulder, Colorado, presque huit heures après que sa disparition eût été signalée.
Agée de 6 ans et 4 mois, la petite fille avait été battue et étranglée et avait peut-être subi des violences sexuelles.
Survenu dans une petite ville tranquille le jour de Noël, ce meurtre a provoqué une vive émotion du fait de ses circonstances et de la personnalité de la victime, une "mini-miss" qui avait remporté plusieurs concours de beauté d'enfants.
Une note demandant rançon de 118 000 USD avaient été retrouvée dans la maison, et les parents ont été un temps soupçonnés, mais jusqu'ici, aucune piste sérieuse ne semble avoir été découverte.
L'affaire revint brièvement à l'avant-plan en 2006, tout d'abord en juin 2006, lorsque la mère de JoanBenét décéda des suites d'un cancer à l'âge de 49 ans, ensuite en août 2006, lorsque John Mark Karr, un enseignant américain de 41 ans, arrêté en Thaïlande, avoue être le meurtrier. Selon ses déclarations, Karr se trouvait seul avec JonBenet au moment de sa mort, mais le décès avait été accidentel. Ses déclarations étaient cependant peu précises, [1], et il semblait difficile de corroborer ses dires. Ces doutes furent confirmés lorsqu'on compara son ADN avec celui des traces prélevées dans le sous-sol de la maison familiale des Ramsey, où le corps de la victime avait été découvert, suite à quoi toute charge contre lui fut abandonnée.